Après mon billet sur le crowdsourcing, je pense qu’il est important de définir l’intelligence collective, phénomène pas nouveau, mais qui revit aujourd’hui avec l’influence des communautés,la gestion de la connaissance et des contenus générés par les webonautes.
Les développements technologiques du dit “Web 2.0″ ou encore Web sémantique permettent le développement d’une intelligence collective sur Internet. Des outils tels que les Wiki, les “social bookmarks”, les moteurs sociaux de recherche (par exemple Lycos IQ [1]) favorisent l’échange et le partage de connaissance en s’appuyant sur la mutualisation du travail (rédaction, recherche d’information, expertise) de tout un chacun.

Wikipédia définit l‘intelligence collective comme des capacités cognitives d’une communauté résultant des interactionsagents). Les éléments portés à la connaissance des membres de la communauté font qu’ils ne possèdent qu’une perception partielle de l’environnement et n’ont pas conscience de la totalité des éléments qui influencent le groupe. Des agents au comportement très simple peuvent ainsi accomplir des tâches très complexes grâce à un mécanisme fondamental appelé synergie.

D’abord faisont la distinction entre “User generated content” (UGC) et “harnessing collective intelligence”(HCI), c’est-à-dire entre le contenu généré par les utilisateurs et le parti que l’on peut tirer de l’intelligence collective.
En effet comme dans tout processus, il y a l’opérationnel (UGC) et l’analyse (HCI). Le premier est ce dont on parle le plus souvent: les usagers mettent en ligne les informations qui font la force de Craigslist. Le second est plus “vaste”, plus stimulant et porte sur les moyens de faire émerger l’intelligence collective (par hypothèse supérieure à la somme des intelligences impliquées) et sur les façons d’en tirer parti.

Dans le cadre de l’HCI, c’est l’esprit de synthèse qui rentre en ligne de compte, en effet, chaque commentaire est singulier et reflète une opinion, une prise de position. Les commentaires portent sur une parti de l’article et apporte parfois une amélioration au contenu de base que j’appellerais contenu support.
Les logiques d’intelligence collective sont plus pertinentes lorsquelles sont appréhendées de manière circulaires et pas linéaires car les processus qu’elles mettent en jeu reposent sur des constructions interactives permanentes et sans fin (effet feed-back).

Alors maîtriser l’intelligence collective : non, il s’agit plus de le prendre en compte et de tirer des tendances comme lors d’un focus group. La synergie provoqué par le travail d’une communauté peut être très utile pour améliorer un service ou développer un produit adapté, ergonomique.

Il faut s”interroger sur la pertinence et la veracité de l’information crée par un utilisateur, l’aspect qualitatif doit être modéré par un filtre humain, selon toute vraisemblance.
Il est trop tôt pour porter des jugements définitifs sur les modèles ouverts, mais une chose est à peu près sûre… le UGC est un formidable moteur d’innovation et de remise en question permanente.

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