Une tendance des entreprises à l’isolationnisme

A l’heure des réseaux sociaux et autres pratiques collectives sur le réseau, les pratiques numériques s’inscrivent dans des communautés dont le contour dépasse les membres d’une entreprise. À partir du moment où celle-ci décide de faire partie du réseau, il faut intégrer cet aspect.

L’objectif n’est pas de faire tomber les barrières et la sécurité, mais il n’est pas possible d’ignorer que l’outillage et les usages s’étendent aussi sur internet avec des articulations et des contenus qui sortent du système d’information de l’entreprise.

Les Directeurs des systèmes d’information ont tendance à bloquer tout usage « tendancieux » de l’outil Internet dans l’entreprise, en général les raisons sont souvent les mêmes :

  • Risque de vulnérabilité du réseau de l’entreprise face aux virus
  • Risque de perte d’informations capitales comme les bases clients
  • Risque de perte de productivité du salarié lors de son utilisation des outils Web

Un frein à l’adoption, L’interopérabilité des services

Nous avons constaté que le défi n’était jusqu’ici pas technologique mais plutôt opérationnel, souvent lié à la culture interne de l’entreprise.

Cependant il faut se rendre à l’évidence, les outils Web manquent encore de standards même si il existe des plates-formes et des langages communs, la possibilité de passer d’un outil à un autre souffre du même problème que le transfert de données d’un logiciel à un autre.

Cette partie va servir d’introduction à la résolution de la problématique, elle met en avant les problèmes actuels du Web 2.0. Nous pourrons ensuite formuler des préconisations précises.

Trop d’outils pas assez de services

C’est le problème de la convergence des outils, il y en a trop, ils ne donnent pas vraiment la maîtrise de ses données à l’utilisateur, ils obligent à démultiplier les accès, ils sont plus centrés sur eux-mêmes que ceux auxquels ils sont destinés.

La complémentarité des outils à remettre en question ?

Nous sommes hyper-outillés et qui plus est avec beaucoup de doublons, notamment en ce qui concerne les réseaux sociaux, en effet, il est difficile de passer à côté du service utilisé par tel ou tel proche avec lequel on veut maintenir les échanges. On se retrouve donc en panne d’interopérabilité. Il manque des standards de portage des données.

Eparpillation des donnees

L’utilisateur ne maîtrise pas ses données et doit démultiplier leur dépôt et leur gestion sur le net. Cette situation va sûrement se stabiliser grâce aux regroupements économiques et autres rachats comme c’est déjà le cas actuellement.

Le Web 2.0, en phase de consolidation

C’est l’entrée du “Web 2.0″ dans la phase de consolidation qui suit le pic du cycle d’innovation.

Puisqu’il ne semble pas que de nouveaux services viennent bousculer l’ordre établi. L’offre va se resserrer, avec Google au centre d’une concentration qui, a déjà commencé (rachat de Youtube 1,6Milliars de Dollars).

La maturité du Web doit passer par des standards

Il faut essayer dans cette partie de conclure sur la maturité des services Web 2.0, et l’évolution constante de l’Internet qui permet que trop rarement de fixer des standards utiles aux entreprises.

Il est donc nécessaire pour l’adoption massive des organisations, de donner une cohérence à l’ensemble des services disponibles sur Internet. Cette « fusion » doit naître d’un dialogue entre les besoins de l’entreprise et les techniciens de l’Internet.

Cette collaboration a pour but de favoriser l’émergence des entreprises 2.0, celles qui abandonnent les processus lourds précédemment décrit pour favoriser les outils simples et le dialogue entre les collaborateurs.

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