François laurent dans son interview sur deuxzero va assez loin dans sa réflection sur l’influence du Web 2.0 et sort de l’aspect technologique pour faire une analyse plus sociétale de l’évolution du Web collaboratif.
C’est la première fois que je vois une réelle analyse sociologique, sur les repercussions, et les effets des nouveaux services.

Cependant il réside une forme d’utopie dans le Web 2.0 et dans cet article. Pour rester objectif il est important de voir l’influence sur les marques et les grandes entreprises, l’impact réel sur les ventes par exemple.
Les données chiffrés manquent encore, et l’influence des blogs n’est pas vraiment quantifiable.
Est ce que le marketing de la grande consommation va vraiment être modifié, rien n’est moins sur. On constate qu’il n’existe que peu de blogs sur les besoins primaires quotidiens.

Alors ma question : Est ce que le 2.0 va influencer le marketing de la Grande Consommation ?
Peut-être, Wearethemarket se propose de devenir une plateforme de communication entre marques et consommateurs, un nouvel outil d’expression entre Marques citoyennes et Consommateurs citoyens.
Le service n’est toujours pas en ligne, mais dès qu’il sortira, j’essayerais de le beta testé.

Quelques extraits qui m’ont semblé interressant :

Web 2.0 se définit par des pratiques citoyennes.

Hier, la cuisine sur Internet, c’était des sites comme : aufeminin.com ou marmiton.org ; aujourd’hui, ce sont des millions de personnes qui discutent sur des centaines de blogs – qui créent des recettes, échangent des expériences, etc. La vie !
La musique, hier c’était des majors qui boostaient quelques artistes au travers de vastes opérations de promotion – et la chasse aux sorcières des pirates du P2P ; aujourd’hui, ce sont les Arctic Monkeys qui ont réussi ont réussi l’exploit de placer dès sa sortie leur premier single en tête des charts anglais… après l’avoir gratuitement diffusé sur Internet !
Il y a des milliers de débutants qui agissent ainsi et tous n’atteignent pas le succès des Arctic Monkeys : mais tous ne sont pas les Arctic Monkeys. En fait, Web 2.0, c’est avant tout la prime à la qualité… sur le marketing !

François laurent utilise le principe de noeuds d’autorité pour symboliser l’influence de blogueurs et de communauté sur les produits et les marques. En gros c’est le chaos, mais le chaos collaboratif et constructif. Alors le Web 2.0 = Anarchie 2.0

La technologie devient secondaire :

Les investissements apparaissent sans commune mesure entre les moyens nécessaires au développement de plateformes de blogs, et la mise au point des premiers téléphones mobiles ; et surtout parce que les utilisateurs de Web 2.0 n’en ont rien à faire de la technologie : Web 2.0 n’existe qu’au travers des usages.
Et Web 2.0, ce sont avant tout des usages simples ! C’est-à-dire la possibilité donnée à tout un chacun de faire ce que seuls quelques happy few pouvaient faire avant : prendre la parole sur le Web et entamer la discussion avec dix, mille, dix millions d’individus.

Donc c’est bien ça le Web 2.0 devient l’utopie soixante-huitarde : le pouvoir donné aux citoyens grace aux médias citoyen, comme se revendique Agora Vox– et pas seulement aux consommateurs. Web 2.0 = Hippie 2.0

Je finirais par une citation que je trouve très pertinente :
“Wikipédia, c’est la possibilité que nous avons tous de devenir des Diderot et les blogs, de nous ériger en concurrents des journalistes du Monde ou du Times : Web 2.0 a inversé la donne sociétale, et il semble bien difficile d’imaginer semblable révolution à court terme.”

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